Les crises de colère vous épuisent vous aussi : un bilan bien-être
Les crises de colère du tout-petit culminent juste au moment où votre propre réservoir peut être au plus bas — voici ce que dit la recherche sur la protection de votre humeur pendant que vous traversez cette étape.

En une minute
- Les crises de colère culminent entre 18 et 36 mois et font partie normale, quoique épuisante, de l'apprentissage par votre tout-petit à gérer de grandes émotions avec un cerveau encore en construction — la plupart des tout-petits en ont moins de 3 fois par semaine.
- Votre propre bien-être compte pour lui-même — et, séparément, la dépression et l'anxiété maternelles pendant cette période sont aussi liées à la façon dont votre tout-petit gère ses émotions et son comportement à deux ans.
- Rester vous-même régulé(e) — même en simulant le calme sur le moment — est l'une des choses les mieux étayées par la recherche pour aider votre tout-petit à apprendre à s'apaiser lui-même avec le temps.
- Une tristesse persistante, une perte d'intérêt pour ce qui vous plaisait auparavant, ou une inquiétude qui ne se calme pas depuis plus de deux semaines méritent d'être dites à voix haute à un médecin, pas seulement surmontées seule. Toute pensée de vous faire du mal ou d'en faire à votre enfant nécessite de l'aide tout de suite, pas une attente pour voir.
Pourquoi cette étape est réellement plus dure pour vous
Ce n'est pas votre imagination : c'est une période exigeante. Votre tout-petit veut une autonomie que son langage et son contrôle de soi ne peuvent pas encore lui offrir, ce qui crée des frictions, la plupart des jours, souvent en public, souvent au pire moment possible. Votre propre bien-être compte ici pour lui-même — vous méritez du soutien indépendamment du résultat de qui que ce soit d'autre. Il se trouve aussi qu'une recherche suivant des mères et des tout-petits a trouvé que la dépression et l'anxiété d'une mère pendant les premiers mois étaient associées à plus de négativité émotionnelle et de problèmes de comportement chez son enfant à deux ans, indépendamment de tout le reste dans la famille. C'est une moyenne sur de nombreuses familles, pas une prédiction sur votre enfant, et ce n'est pas une leçon de culpabilité — c'est une raison de plus, parmi tant d'autres, pour laquelle prendre soin de vous compte. (Les partenaires, les pères, et les autres parents non porteurs vivent aussi leur propre version de la dépression et de l'anxiété post-partum, à des taux plus faibles mais bien réels — ce n'est pas seulement un enjeu « pour les mères ».)
Ce qui aide vraiment — pour vous deux
Rester calme vous-même quand votre tout-petit ne l'est pas est l'un des outils les mieux étayés qui soient : les tout-petits empruntent leur régulation à l'adulte présent dans la pièce, donc votre stabilité (même jouée, même imparfaite) enseigne la leur. Au-delà de ce moment précis, protéger votre propre sommeil et pratiquer un peu d'activité physique — même une courte marche — sont tous deux liés à une meilleure régulation émotionnelle, pour les tout-petits et, par extension, pour les adultes qui s'occupent d'eux. Et cela vaut la peine de le normaliser : une part significative des mères vivent encore des symptômes dépressifs cliniquement significatifs bien avancées dans la deuxième et la troisième année post-partum, et on estime qu'environ la moitié de tous les cas ne sont pas diagnostiqués. Vous n'êtes pas censée aller bien à ce stade, tout simplement.
Parlez à votre médecin si : une tristesse ou un sentiment de désespoir durent plus de deux semaines, une perte d'intérêt pour ce qui vous plaisait auparavant, ou des difficultés à dormir ou à manger au-delà de ce que l'emploi du temps d'un tout-petit explique.
Obtenez de l'aide immédiatement si : vous avez la moindre pensée de vous faire du mal ou d'en faire à votre enfant, ou si vous sentez que vous ne pouvez plus assurer votre sécurité ou celle de votre enfant. Dans votre pays, contactez sans attendre votre numéro d'urgence local ou une ligne de crise. Aux États-Unis, vous pouvez aussi appeler ou envoyer un texto au 988 (US Suicide & Crisis Lifeline), ou appeler la National Maternal Mental Health Hotline au 1-833-852-6262 (24h/24, gratuit, en anglais et en espagnol). C'est urgent — n'attendez pas un rendez-vous.
Pour aller plus loin : Crises de colère et régulation émotionnelle
Sources
- American Academy of Pediatrics (ongoing). Screening new parents for depression. https://www.aap.org/en/news-room/aap-voices/screening-new-parents-for-depression/
- Research on maternal postnatal depression/anxiety and child outcomes at 2 years, PMID 27196149 (2016). https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5191902/
- Postpartum Support International: 1-800-944-4773. https://www.postpartum.net/
- National Maternal Mental Health Hotline: 1-833-852-6262. https://www.maternalmentalhealthhotline.org/
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